Fujisan, seconde partie.

Publié le par orobas

Comme il faisait nuit, impossible d'être sûr que le chemin que nous prenions était le bon. Bien que nous ayons demandé à un policier qui bullait dans un coin nous avions un gros doute. Le chemin descendait dangereusement. On avait une trouille bleue de se diriger vers la 4ème station. Finalement après environ 500m, un chemin part sur la droite et monte. Et vu l'angle de la pente, il parait clair que l'ascension commence ici.

Après une vingtaine de minutes de marche nous arrivons à la sixième station. Là un garde nous donne un papier sur lequel est inscrit les différentes étapes, les divers refuges et autres informations utiles comme le temps estimé entre deux points importants. Première constatation, entre la 5ème et la 6ème station il faudrait plutôt 35 min que 20. Apparemment on est partis beaucoup trop vite. Au lieu de ralentir histoire de ne pas arriver trop tôt au sommet, nous avons gardé le rythme comme deux bourrins. Sur le chemin, je n'ai pas souvenir d'avoir été beaucoup doublé. Par contre, nous avons dépassé beaucoup de monde.

Vers 23h30 nous sommes arrivés à la huitième station vers 3100m. C'est à partir de ce moment-là que l'on ressent vraiment la fatigue due à l'altitude. Le coeur a tendance à accélérer de 15 à 20 battements par minutes. Le résultat est que le moindre effort entraîne une fatigue rapide. Les pauses que nous prenons sont plutôt courtes. Sur la totalité du trajet elles doivent totaliser environ 45 minutes. Comme j'ai encore fait mon boulet, je n'avais prévu qu'un pantacourt, un t-shirt et un coupe vent plutôt léger. Donc pour ne pas trop me refroidir les pauses se résumaient à boire une gorge d'eau, prendre éventuellement une ou deux photos et repartir. Le résultat fut que nous sommes arrivés au sommet du mont Fuji vers 1h du matin.

Alors, forcement à cette heure-ci personne n'est assez stupide pour se trouver déjà au sommet. Tout le monde dors tranquillement à la huitième station et attend les 2h30/3h du matin pour repartir vers le sommet. Du coup tout en haut il y avait trois clampins qui se gelaient les miches avec un vent moyen et une température à peine positive.

Le seul refuge qui se trouvait à notre porté fut une petite cabane qui abritait deux toilettes. Il n'y faisait pas forcement très chaud, mais au moins il n'y avait pas de vent. Et c'est dans ces moments la qu'on apprécie vraiment la propreté des Japonais ... l'odeur était tout à fait acceptable. 

Publié dans Voyage au Japon

Commenter cet article