Vendredi 4 avril 2008
J'ai trouvé une nouvelle saveur dans un seboun eleboun : le kitkat au thé.C'est pas mauvais du tout, j'irais presque jusqu'à dire que c'est bon.
par orobas
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Mercredi 2 avril 2008
Tout le monde me dit "oui les Japonais sont des gros bosseurs, ils bossent tous 15h par jour même le week-end ..." Bon j'exagère peut-être un peu mais à peine. Moi j'ai la preuve en image que ce n'est pas vrai, ils pioncent au boulot, comme nous en France ;) Et regardez-moi ce joli tableau blanc que j'ai trouvé dans un bureau d'étudiant en master/thèse. Il n'est pas beau mon Pikachu ???


Une question, cela se voit vraiment que je n'ai pas le temps de mettre mon blog à jour et que je mets des articles pourris pour meubler ???00
par orobas
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Dimanche 30 mars 2008
En fait non je la déteste depuis la réception de ceci ...
Comprenne qui pourra.

 

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par orobas
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Samedi 29 mars 2008
Après deux tournées, l'homme confiant décide de partir. La soirée continue environ une demi-heure dans le même ton. Les trois compères restant nous proposent alors de les suivre dans un karaoké pas trop loin du restaurant. Il nous était bien sûr impossible de refuser une telle offre. Le karaoké au Japon c'est comme le vin en France, si cela n'existait pas les étrangers ne sauraient même pas où se trouve le Japon. Pour information, il y a deux types de karaoké au Japon, les box et les bars. Les bars sont comparables à ce que l'on trouve en France, les box sont en fait de petites pièces dans lesquelles ne chantent qu'un petit groupe d'amis. Un jour je ferais un sujet là-dessus. Je demande donc si nous allons dans un box, ils me répondent que non. Nous nous retrouvons donc au 5eme étage d'un immeuble proche de la station de métro dans un bar répondant au doux nom français de « l'espoir ». Ça change vraiment du restaurant, décors sobre et classe un peu genre salon privé de cabaret. Un grand bar éclairé par des néons bleus, quatre belles Japonaises en robe de soirées longues attendent les clients ... Le karaoké est aussi un bar a hôtesses et un classe en plus, pas un bar à entraineuse miteux de la rade de Toulon. À peine entré nous sommes accueillis en grande pompe par la maitresse de maison et deux minutes plus tard des verres pleins et une bouteille portant le nom d'un de nos compères sont déposés à notre attention sur la table (il devait être un habitué des lieux). Deux des quatre Japonaises nous rejoignent quelques instants plus tard. Forcement nous nous demandons où nous avons bien pu atterrir et ce qui va bien pouvoir nous arriver (et surtout combien allons nous payer). À partir de ce moment il faut faire très attention une chose : ne pas casser nos verres, ils sont magiques. À peine nous les vidons qu'ils se remplissent tout seuls. Des verres d'abondance cela doit couter très cher, je dirais dans les 10 000¥ de l'heure avec la main d'abondance qui va avec et qui est souvent rattachée à une Japonaise en robe longue.



Apparemment comme dans le restaurant les Gajins ne doivent pas être nombreux à venir dans ce « karaoké », notre présence fait sensation même auprès des autres tables qui nous demandent d'où nous venons. Comme il est facile de s'en douter, il a fallu chanter en français pour ne pas décevoir l'ensemble des personnes présentes. La chanson qui s'est alors impose à nous (et qui est une des seules chansons françaises du répertoire) : « les Champs Elysée ». En fait c'est nous qui avons ouvert le bal du karaoké. La suite a été assure par la Japonaise qui était avec nous depuis le départ. Une magnifique interprétation de « la Isla Bonita » de Madona. Sur ce coup-là elle a pas mal assurée, par contre le salaryman de la table d'à côté a complètement massacré « she loves you » des Beatles, je pense que c'est autant dû à son taux d'alcool dans le sang qu'à son incapacité à parler l'anglais. Par contre, je dois dire à leur crédits que les chansons en japonais ils les chantent vraiment bien. J'ai d'ailleurs étonné tout le monde en chantant en japonais avec eux, comme j'arrive à lire les katakanas et les hiraganas j'arrive à chanter ... mais forcement je ne comprends rien. Les deux plus beaux moments de la soirée nous furent quand même offerts par le salaryman ivre de la table voisine, le premier quand il a déchiré son t-shirt à la manière de l'incroyable Hulk, le second quand, le pantalon sur les chevilles, il a mis un micro dans son caleçon et qu'il a tenté d'y faire chanter les hôtesses.

Aux alentours des minuits notre groupe quitte le bar. Nouveau miracle japonais tout est encore gratuit ... mais comment est-ce possible. Impossible de convaincre nos hôtes de payer une partie de la soirée qui a quand même dû leur couter bien cher.
par orobas
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Vendredi 28 mars 2008

Un résumé en vidéo et en 10 secondes du billet d'hier.
À gauche le cuisinier, à droite le PDG.



Et aussi une photo du restaurant prise de loin ... oui oui c'est le petit truc jaune au milieu ...


par orobas
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Jeudi 27 mars 2008

Bon pour commencer ce n'est pas la soirée d'hier, mais une de la semaine dernière.
Ensuite je vais la faire en plusieurs épisodes vu que j'ai décidé de tout raconter. Je pense que ça peut être intéressant quand même du fait que dans cette petite série va je vais essayer de décrire au mieux la manière dont certain Japonais font la fête.

 
Ramens legumes
envoyé par biquette_au_japon

Hier soir je suis allé avec un ami français dans un petit restaurant à ramen. En fait nous devions y aller la veille, mais en arrivant le restaurant était plein. Il faut commencer par le commencement, à savoir comment j'ai connu ce restaurant. En fait je passais souvent devant à vélo et je me disais à chaque fois que je devrais y manger au moins une fois. En fait ce n'est pas un restaurant ordinaire. D'un point de vue extérieur cela ressemble plus à une roulotte de sdf qu'à un restaurant. La grande bâche jaune qui sert à isoler les clients du froid semble avoir été récupérée sur un vieux camion de la poste. Seule la petite lanterne sur laquelle on peut lire « ramen » se trouvant sur la façade indique qu'il s'agit d'un restaurant. L'emplacement n'est pas anodin non plus, il se trouve précisément sous un pont, ce qui renforce l'idée d'endroit isolé pas franchement accueillant. L'intérieur maintenant, il est composé d'une grande table unique avec quatre trous en son centre pour accueillir les quatre gamelles où la nourriture cuit. Pour ceux qui connaissent Marseille, je ne suis pas qu'on puisse trouver un kebab qui donne une aussi forte impression de misère même sur la Cannebière. Par contre, ça ne donne pas la sensation d'être sale. Mais la seule chose qui nous rassure et nous permet de manger sereinement la dedans est que l'on se trouve au Japon et que l'on se dit que les Japonais sont des gens consciencieux. J'aimerais vraiment inviter un inspecteur de l'hygiène française histoire de voir combien de temps il résiste avant de foutre le feu à l'ensemble. Enfin bon revenons à la soirée en elle-même. D'habitude quand je passe le soir à vélo devant le restaurant, il est vide ou presque. Ce soir-là il y a quatre Japonais ayant pour la plupart fini de manger et en train de boire un verre ensemble. Forcement l'entrée de deux gajins dans ce lieu typiquement japonais se remarque, de toute façon l'entrée de n'importe qui se remarque, s'il y a neuf places plus celle du cuistot c'est un miracle. Mais bon disons que l'attention se porte quand même beaucoup sur nous, je pense même être le premier Européen à être entré dans ce restaurant. Nous commandons donc à manger (bon ça c'est banal dans un restaurant je sais) et nous assistons à la préparation des ramens devant nous, ça non plus cela n'a rien d'exceptionnel, mais il faut quand même avouer que de voir la préparation du repas devant nos yeux a un petit côté rassurant. Surtout que c'est plutôt joli à voir.


Nous commençons à discuter avec les quatre autres clients, enfin du moins nous faisons plusieurs tentatives, en effet comme tout bon Japonais ils ne parlent pas l'anglais, sauf la seule Japonaise du groupe qui arrive à sortir quelques semblants de phrases. Pour donner une idée, son anglais n'est guère meilleur que mon japonais (qui en fait n'est pas si pourris que cela, même si je suis encore bien incapable de faire des phrases convenables). Heureusement mon ami a un petit livre avec un dictionnaire français japonais à la fin, ce qui a beaucoup facilité les échanges, mon vocabulaire étant encore très pauvre. Une description rapide de nos quatre compères. Deux salarymans, une Japonaise qui est en fait la femme de l'un d'eux et un homme que l'on ne trouverait jamais dans un endroit pareil en France, il est le président d'une grosse société ainsi que le président du Lyon's club de Tokyo, ses vêtements tranchent clairement avec le reste du décor. S'ensuit une discussion d'une étonnante banalité entre gens qui ne se comprennent pas, je vous en épargne donc les détails. Environ une heure après notre arrivés nous faisons comprendre à nos compagnons de la soirée que nous allons partir. Le PDG nous dit alors qu'il va réglé la note pour nous. Donc pour être bien clair une personne que je connais depuis une heure nous invite au restaurant juste pour être sympa. Bon forcement nous acceptons et en retour nous proposons de payer la tournée de bière, de Nihon-shu ou de shoshu selon les désires de chacun. Là, notre bienfaiteur (oui je sais, il m'en faut peu, mais moi, vous m'offrez à bouffer et je deviens votre meilleur ami ...) refuse et dit que c'est lui qui va nous payer une tournée ... forcement je commence à râler (dans un Japonais incompréhensible comme on peut s'en douter) que non on veut offrir un coup à boire pour remercier etc. Accompagnant le geste à la parole je sors mon portefeuille pour montrer que malgré mon statut d'étudiant je ne suis pas trop pauvre (les étudiants japonais ne sont en général pas bien riche, ils n'ont pas de bourse ici), je devais avoir 25 000¥ soit environ 150euros. Notez que cela cela n'a rien d'exceptionnel ici vu que l'on paye tout en cash. Là, il fait de même et me sort au moins 20 billet de 1 man sachant que 1 man vaut 10 000¥. Cet homme avait donc dans son portefeuille entre 1200 et 1500euros et il me les montre comme si de rien n'était, n'ayant aucune crainte qu'il puisse me prendre l'envie de les lui prendre.

Voilà petite pause. Ici un point très important qui fait que j'aime beaucoup ce pays. La confiance, j'en ai déjà parlé il y a quelques jours dans le billet sur le scooter, en voici donc un nouvel exemple. Un homme d'affaire exhibe en toute confiance dans un endroit ne respirant pas la richesse une somme en cash équivalente à un mois de salaire moyens des convives. Jamais je ne me baladerais avec une somme pareille en France et si un jour je devais j'éviterais d'aller dans un restaurant de quartier pour montrer à tous ma richesse. Ici c'est normal. Autre point que j'aime beaucoup, c'est la simple présence dans ce lieu à l'aspect pourtant pauvre de cet homme qui a sans aucun doute les moyens de se payer tous les soirs un bon restaurant de Tokyo, mais qui préfère la chaleur simple de ce petit boui-boui. Et ceux sans cacher le moins du monde sa condition d'homme du monde.

Bon je vais stopper le roman fleuve pour aujourd'hui. Le prochain épisode : le karaoké avec les Japonais ...

par orobas
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Mercredi 26 mars 2008
En sortant du garage, premier virage, bam quatre policiers qui me font signe de me ranger. Forcement, ayant envies de rester encore quelques mois ici j'obtempère. Première question « vous parlez japonais ?», première réponse « un tout petit peu », « Votre permis s'il vous plait », en fait là c'était le baptême du feu, j'ai bien un permis de conduire japonais, mais jusqu'ici je n'étais pas sûr qu'il était bien valable pour les scooters de 100cc. Certain Japonais m'avaient dit oui, d'autre non. Verdict il est valable. Ignorant complètement ma réponse à la première question elle commence à me sortir un speech de 2 minutes que je ne vous retranscrirais pas ici et pour cause je n'ai rien compris. La je commence à me poser la question, « ou vais-je finir ? ». Mon deux roues a 25 000kms, le pot d'échappement fume comme un sapeur (selon le garagiste c'est normal), la batterie ne fonctionne plus donc je dois démarrer au kick, les rétroviseurs tiennent un peu bizarrement ... En fait au bout de cinq minutes un des motards qui parlait quelques mots d'anglais m'explique à la place de sa collègue que c'est une campagne de prévention en faveur de la sécurité routière et qu'ils veulent juste me donner six autocollants ridicules à coller sur les chaussures pour être mieux vu des voitures. En sachant que sur un scooter les voitures derrières ne voient pas vos chaussures ... Enfin bref, ils me donnent aussi un paquet de mouchoir et me souhaite une bonne journée. Finalement je repars comme j'étais venu. Et pour être sûr que je me réinsère sans problème dans la circulation un des policiers bloque ladite circulation le temps que je parte. Si tous les flics en France étaient aussi aimables, on n'aurait pas ces appréhensions à chaque fois qu'on en croise un ...

par orobas
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Mardi 25 mars 2008
Le jour prévu, suis retourne chez le garagiste pour faire changer mes plaquettes. Très logiquement, je suis arrivé 30 minutes avant l'ouverture. Bon j'attends et au bout de 20 minutes, le mécano avec qui j'avais discuté l'autre jour me dis que mes plaquettes de freins ne seront pas là avant midi. Ce qui ne change pas grand-chose vue que je n'avais de toute façon pas l'intention de les regarder faire. Bon le lendemain je retourne au garage récupérer le scout, j'arrive encore en avance et surprise je regarde dans l'atelier et je ne vois pas mon deux roues ... Pas de panique j'attends qu'ils ouvrent et en fait il était planqué à l'étage au-dessus. Bon là rien de bien passionnant et si vous avez lu jusqu'ici une histoire sans intérêt bravo. En fait ce qui est intéressant c'est le comportement des garagistes japonais. Déjà quand j'avais laisse le scooter, j'avais demandé le prix et il m'avait dit oralement : 7800, prix final 7200, bon cela ne fait que 4 euros de moins, mais c'est sympa que cela marche dans ce sens là. Le plus beau est au démarrage, je devais aller refaire le plein, car la veille j'avais vu que j'étais à sec. Et là, surprise, j'ai le quart du réservoir, il m'avait remis de l'essence, bon environ 1L certes, mais c'est le geste qui compte. A l'utilisation je me suis aussi aperçu que le pot d'échappement avait était légèrement débouché, de sorte que le scout avance un peu mieux...

En fait le plus intéressant dans l'histoire ce n'est pas le litre d'essence ou autre. C'est qu'à aucun moment je ne me suis posé la question qu'est-ce qui va m'arriver. De combien je vais me faire arnaquer. Je ne veux pas dire par la qu'en France tous les garagistes sont des voleurs, mais il faut avouer que quand on va dans un endroit que l'on ne connait pas on se méfie toujours un peu de ce qui va arriver à notre véhicule. Savoir si les pièces seront bien changées, s'il était vraiment utile de changer l'arbre à cames pour que l'essuie glace arrière fonctionne à nouveau ...

Ca peut paraitre étrange mais c'est entre autre pour ça que j'aime de plus en plus ce pays, à aucun moment vous ne doutez de l'honnêteté des gens.
par orobas
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Lundi 24 mars 2008

Je sais, cela fait plusieurs jours que je n'ai pas posté sur le blog. Mais ce n'est pas ma faute, j'étais à Osaka ce week-end. Promis je vais tenter de remettre la machine en route demain, il y aura en vrac, ma première arrestation par les motards de la police japonaise, le tournois de Sumos d'Osaka, une soirée de folie avec des Japonais, le départ à la retraite d'un ancien Sumo ...

Et pour pas laisser un article sans photo, un autre exemple de chien martyr. En plus d'être dans son sac, celui-ci était dans un bar enfumé au possible. Pauvre petite bête...

par orobas
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Vendredi 21 mars 2008
undefinedundefined Comme souvent quand j'arrive à vélo le matin au boulot je passe au 7/11 pour me prendre une bêtise à manger. Douze Km de vélo cela creuse ;). L'autre jour je suis tombé sur des KitKat à la fraise, forcement j'ai voulu gouter. Alors, le gout ressemble fortement à des malabars à la fraise, c'est vraiment aussi mauvais, la seule chose qui sauve l'ensemble c'est vraiment la gaufrette à l'intérieur. Le même soir, au petit supermarché à côté de chez moi je tombe sur des KitKat gout flamby ... comme moi pas peur moi aventurier (oui je sais, j'ai des références toutes pourrie de vielles pubs télé pour du riz ...) j'achète. Cette fois-ci grand bien m'en a pris c'est pas mal du tout. Bon cela ne vaut pas un bon chocolat de la chocolaterie du panier, mais c'est pas mal quand même.
Ensuite je me suis une fois de plus prouvé que je suis un boulet de classe internationale, la photo des KitKat flamby a été prise sur mon Kotatsu, qui est je le rappelle une petite table munie d'un chauffage fort agréable pour les jambes qui se trouvent en dessous. Ce détail n'aurait pas d'importance si je n'avais pas eu la très bonne idée de laisser trainer le paquet toute la nuit sur le Kotatsu en état de marche ... Et comme tout objet japonais qu'est le Kotatsu, il a consciencieusement pris le temps de délicatement séparer la couche de chocolat de la gaufrette afin que je puisse gouter les deux séparements ... Enfin rassurez vous j'ai fini le paquet quand même ...
par orobas
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